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Souveraineté : cinq conférences pour éclairer les choix publics et renforcer l’autonomie stratégique

Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les recompositions économiques et les dépendances critiques, la souveraineté est devenue un enjeu majeur de l’action publique. À travers cinq rencontres consacrées au numérique, à l’énergie, à la santé, à l’alimentation et à la culture, l’INSP et la revue L’Hémicycle invitent experts, chercheurs et décideurs à analyser les vulnérabilités existantes et à explorer les leviers d’action permettant de renforcer l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe.

9 octobre 2026
Crédit image | ©Institut national du service public (INSP)

La souveraineté ne se décrète pas, elle se construit, secteur par secteur, décision par décision. Dans chacun de ces domaines se joue concrètement la capacité de la France et de l’Europe à décider, produire et protéger face à des vulnérabilités spécifiques qui appellent des réponses adaptées.

Cinq conférences pour confronter analyses et réalités de terrain

Cinq rendez-vous, cinq enjeux clefs, un même objectif : réunir experts et décideurs autour de leviers d’action concrets. Loin des constats généraux, chaque rencontre confrontera les analyses aux réalités de terrain en abordant l’état des dépendances, les marges de manœuvre disponibles et les décisions à prendre.

Deuxième conférence : « Souveraineté énergétique : la transition nous libère-t-elle vraiment ? »

La crise énergétique a rappelé la vulnérabilité de la France et de l’Europe aux importations d’énergies fossiles. La décarbonation peut réduire cette dépendance, mais elle en fait apparaître de nouvelles : métaux critiques, équipements, technologies et composants industriels, dont la production ou la transformation est souvent concentrée dans un petit nombre de pays.

La souveraineté énergétique ne se résume pourtant pas à la sécurité des approvisionnements. Elle suppose de pouvoir choisir son mix énergétique, disposer de capacités de production et de réseaux adaptés, maîtriser les technologies essentielles et garantir une énergie accessible aux ménages comme aux entreprises.

Entre objectifs climatiques, compétitivité industrielle, pouvoir d’achat et acceptabilité des infrastructures, les choix à opérer sont à la fois économiques, sociaux et démocratiques. Dans quelle mesure la France peut-elle encore décider de sa trajectoire énergétique, au sein d’un marché européen intégré ?

Cette rencontre confrontera les regards des pouvoirs publics, des énergéticiens, des industriels et des territoires sur les conditions d’une transition à la fois décarbonée, résiliente et maîtrisée.

Au programme :

  • Choisir notre mix énergétique : nucléaire, renouvelables, gaz, stockage et maîtrise de la demande
  • Réduire nos dépendances : énergies fossiles, métaux critiques, équipements et technologies stratégiques
  • Garantir une énergie accessible et compétitive : formation des prix, marché européen et financement des investissements
  • Adapter les infrastructures : réseaux, capacités de production, résilience et acceptabilité des choix

Avec la participation de :

  • Marcel Guenoun, directeur de la recherche à l’INSP
  • Valérie Trierweiler, rédactrice en chef de L’Hémicycle
  • Raphaël Clavé, directeur général de Norstat
  • Claude Imauven, Orano
  • Virginie de Chassey, directrice de la RSE et des affaires extérieures d’Eramet
  • Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre de la Transition écologique et députée du Pas-de-Calais
  • Arnaud de Morgny, École de guerre économique
  • Benoît Grenot, directeur général de Carbios
  • Carla-Julie Bastia, cheffe de service à la Ville de Paris et co-organisatrice du cycle
  • Antoine Pellion, directeur général d’Idex
  • Florence Lambert, présidente de Genvia
  • Éric Pellerin, directeur général de Mitsubishi Electric France
  • Sylvain Waserman, directeur de l’ADEME

Visionnez la conférence

Première conférence : « Souveraineté numérique : peut-on réellement reprendre la main ? »

Le cycle a débuté le 14 septembre 2026, à l’INSP Paris, avec une première rencontre consacrée à la souveraineté numérique.

La maîtrise des technologies et infrastructures numériques s’est imposée comme un enjeu structurant de l’agenda politique et industriel français. Entre la montée en puissance d’acteurs privés dans l’accès à l’espace, la migration engagée par la Direction interministérielle du numérique vers des solutions open source ou encore les travaux parlementaires sur les vulnérabilités systémiques du numérique, un constat s’impose : la France et l’Europe restent fortement dépendantes de technologies, d’infrastructures et de fournisseurs extra-européens, notamment américains.

Pour les décideurs publics comme privés, cette dépendance n’est plus abstraite : chaque choix d’hébergement, chaque architecture technique, chaque relation fournisseur comporte désormais une dimension stratégique. L’enjeu n’est plus uniquement technique ou économique ; il est également politique, puisqu’il s’agit de préserver des marges de manœuvre sur des fonctions critiques.

Cette rencontre a permis d’objectiver ces dépendances, d’en identifier les points de criticité et d’explorer les leviers d’action permettant de renforcer l’autonomie stratégique numérique.

Au programme

  • Infrastructures critiques : cartographie des dépendances liées aux câbles sous-marins, aux constellations satellitaires, aux capacités cloud et aux data centers, et identification des points de contrôle effectifs.
  • Leviers d’action publics : mobilisation de la commande publique, stratégies de substitution logicielle, structuration d’une offre industrielle européenne et rôle de l’investissement souverain.
  • Retours d’expérience et arbitrages : échanges avec des décideurs publics et privés sur les contraintes, les choix en cours et les trajectoires à court et moyen terme.

La soirée a été ouverte par Raphaël Clave, directeur de Norstat, qui a présenté un sondage exclusif sur la perception des Français concernant la souveraineté et le numérique.

Arnaud De Morgny, du Centre de Recherche 451 de l’École de guerre économique, est ensuite intervenu autour d’une keynote consacrée à la guerre économique dans le numérique et à ses impacts sur l’autonomie stratégique.

Visionnez la conférence

Les prochaines rencontres du cycle « Souveraineté » aborderont successivement :

Ce cycle de conférences est co-construit par l’Institut national du service public, L’Hémicycle et Carla-Julie Bastia, élève de la promotion Guillaume Apollinaire (2022-2023).

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